JEREMY DEMESTER

JEREMY DEMESTER

• Né en 1988, vit entre Paris et Saubrigues

June – 2018
  Bronze

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June

ŒUVRE

À l’abri d’une antique muraille, un étrange quadrupède acéphale au corps de bronze trône près d’une fontaine abandonnée. Sa fourrure semble agitée par les lignes régulières d’une houle venue de loin. Ce chien évoque la sculpture étrusque et la louve romaine qui allaita les jumeaux fondateurs. Mystérieux fragment archéologique, vestige d’une civilisation disparue, il est un sphinx silencieux, un monument élevé à la gent canine, au mutuel attachement entre un animal et son maître, qui confine à l’amour, depuis la nuit des temps ; depuis que chiens et hommes se sont rapprochés au creux d’anfractuosités protectrices pour esquisser les prémices de la civilisation.

PARCOURS

Les peintures et sculptures de Jérémy Demester dénotent une constante volonté d’expérimenter. La peinture à l’huile, le bronze, l’abstraction ou la figuration, sont autant d’outils permettant de donner une forme à des événements biographiques, la lumière d’un lieu et d’un paysage, une spiritualité teintée d’ésotérisme. Les formes s’y abreuvent à l’histoire de l’art dans ce qu’elle a de plus ancien et universel – notamment la sculpture antique –, détournent à l’occasion une imagerie d’inspiration populaire, afin de questionner ce qui, dans une image, et dans le regard de ceux qui la contemplent, est susceptible d’assurer sa survivance par-delà les siècles.

Texte choisi par l’artiste

Ozymandias de Percy Bysshe Shelley, 1817

Je rencontrai un voyageur venu d’une terre antique qui dit : « Deux jambes de pierre vastes et sans tronc se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable, à moitié enfoui, gît un visage brisé, dont le sourcil froncé, la lèvre plissée et le rictus de froide autorité disent que le sculpteur sut bien lire ces passions qui survivent encore, imprimées sur ces choses sans vie, à la main qui les imita et au coeur qui les nourrit. Et sur le piédestal, apparaissent ces mots :
“Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois. Regardez mes oeuvres, ô puissants, et désespérez !”
Il ne reste rien de plus. Autour de la ruine de ce colossal débris, infinis et nus, les sables solitaires, unis, s’étendent loin. »

WORK

Sheltered by an ancient wall, a strange headless quadruped with a bronze body stands near an abandoned fountain. Its fur seems to be undulating under the regular lines of a swell that has come from afar. This dog conjures up Etruscan sculpture and the Roman she-wolf suckling the twins. A mysterious archaeological fragment, a remnant of a vanished civilization, the work is a silent sphinx, a monument to the canine race, to the strong attachment between the animal and his master that borders on love since the dawn of time; ever since dogs and men drew closer to find shelter together and sketch the beginnings of civilization.

CAREER

Jérémy Demester’s paintings and sculptures reveal a constant desire to experiment. Paint, bronze, abstraction and figuration are all tools to give form to biographical events, the light of a place and a landscape, spirituality with a shade of esotericism. His forms are nurtured by the history of art, especially antique sculpture; they search for what, in an image, and in the eyes of those that contemplate it, could ensure its survival for centuries to come.

Text chosen by the artist

Ozymandias de Percy Bysshe Shelley, 1817

Je rencontrai un voyageur venu d’une terre antique qui dit : « Deux jambes de pierre vastes et sans tronc se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable, à moitié enfoui, gît un visage brisé, dont le sourcil froncé, la lèvre plissée et le rictus de froide autorité disent que le sculpteur sut bien lire ces passions qui survivent encore, imprimées sur ces choses sans vie, à la main qui les imita et au coeur qui les nourrit. Et sur le piédestal, apparaissent ces mots :
“Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois. Regardez mes oeuvres, ô puissants, et désespérez !”
Il ne reste rien de plus. Autour de la ruine de ce colossal débris, infinis et nus, les sables solitaires, unis, s’étendent loin. »

 

OBRA

Al amparo de una antigua muralla, cerca de una fuente abandonada, domina un extraño cuadrúpedo acéfalo con cuerpo de bronce. Su pelaje parece agitado por las líneas regulares de una ola venida de lejos. Este perro evoca la escultura etrusca y la loba romana que amamantaba a los fundadores gemelos. Misterioso fragmento arqueológico, vestigio de una civilización desaparecida, una silenciosa esfinge, un monumento erigido a la especie canina, vínculo entre un animal y su amo que confina el amor desde tiempos pasados; desde que los perros y los hombres se acercaron al borde de las cavidades protectoras para esbozar las primicias de la civilización.

CURSO

Las pinturas y esculturas de Jérémy Demester denotan una voluntad constante por experimentar. La pintura, el bronce, la abstracción o la figuración son herramientas que permiten dar forma a eventos biográficos, la luz de un lugar y de un paisaje, una espiritualidad con pinceladas de esoterismo. Ahí las formas beben de la historia del arte -concretamente de la escultura antigua-, cuestionando aquello que en una imagen y en la mirada de aquellos que la contemplan, es susceptible de asegurar la supervivencia más allá de los siglos.

Texto elegido por el artista

Ozymandias de Percy Bysshe Shelley, 1817

Je rencontrai un voyageur venu d’une terre antique qui dit : « Deux jambes de pierre vastes et sans tronc se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable, à moitié enfoui, gît un visage brisé, dont le sourcil froncé, la lèvre plissée et le rictus de froide autorité disent que le sculpteur sut bien lire ces passions qui survivent encore, imprimées sur ces choses sans vie, à la main qui les imita et au coeur qui les nourrit. Et sur le piédestal, apparaissent ces mots :
“Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois. Regardez mes oeuvres, ô puissants, et désespérez !”
Il ne reste rien de plus. Autour de la ruine de ce colossal débris, infinis et nus, les sables solitaires, unis, s’étendent loin. »

 

En images

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